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Premières impressions avec .NET RIA Services

Chose promise, chose due ! Je vous livre mes premières impressions sur les tests que j’ai réalisés avec .NET RIA Services, maintenant renommé WCF RIA Services. Pour l’instant j’ai beaucoup de bonnes surprises…

J’ai commencé par la validation des formulaires.
Je souhaitais vivement regarder la validation des formulaires. L’infrastructure utilisable en Silverlight 2.0 me plaisait beaucoup mais manquait d’une couche d’industrialisation. Pour rappel, cette validation nécessitait les actions suivantes:

  1. Déclarer une liaison de données en mode TwoWay avec notification d’erreurs de validation (généralement dans le XAML). Pour une TextBox liée à la propriété Commentaire d’un objet source, ça donne: textboxbindee
  2. Lever une exception dans le converter ou dans la méthode set de la propriété de l’objet source si la règle de validation n’est
  3. Récupérer l’évènement BindingValidationError. En général, on utilise alors le VisualStateManager pour passer le contrôle courant dans l’état Erreur qu’il aura fallu définir au préalable.

DataForm

Puisqu’on souhaite systématiquement passer dans l’état Erreur du contrôle, on pourrait avoir un contrôle conteneur écrit une fois pour toute qui supporte ce scénario. C’est le DataForm qui est disponible en Silverlight 3.0.

Méta données et validation

Redéfinir les méthodes set des propriétés des objets sources n’est pas forcément facile lorsqu’on travaille avec des proxies issus d’un WSDL ou d’un service ADO.NET Data Services. Par ailleurs, lorsqu’on a goûté à Hibernate Validator, on aime bien définir les règles de validation avec des annotations. Avec .NET RIA Services, c’est maintenant possible. Il faut définir une méta-classe dans laquelle on définit les règles de validation avec des annotations. En tirant avantage des classes partielles de .NET, on indique la méta classe à utiliser sans risque que le générateur écrase nos modifications. J’entends déjà les puristes se demander pourquoi les annotations ne sont pas directement placées sur les propriétés. C’est justement pour éviter d’avoir des conflits avec le générateur de code. Cette stratégie est très efficace.

La méta classe associée à la classe métier Project

La méta classe associée à la classe métier Project

Ces annotations sont définies coté serveur et projetées coté client pendant la phase de compilation du projet. WCF Ria services peut donc exploiter ces annotations coté client pour gérer la validation de surface sans avoir à réaliser un aller-retour sur le middle tier.

CRUD et méthodes complexes

Autre dilemme lorsqu’on travaille sur une application de gestion de données en RIA : les données doivent-elles être exposées en mode RESTFull ou en mode SOAP (sous-entendu contrat de service). Très clairement, lorsqu’on travaille sur du CRUD, le RESTFull est très pertinent. Inversement, lorsque les règles métiers sont importantes, le contrat de service a toute sa place. C’est notamment le cas lorsqu’il faut implémenter des règles de validation complexes qui ne dépendent pas seulement des données fournies par l’utilisateur. Il faudrait donc pouvoir passer facilement d’un mode à l’autre. Et bien c’est exactement ce que propose .NET RIA Services. Par défaut les services proposent des CRUD pour chaque entité, et on peut rajouter des opérations taggées Custom. Toutes ces opérations sont réunies dans un service de domaine.

Conclusion

Je n’ai pas encore regardé l’ensemble des possibilités, mais pour l’instant, je retrouve une productivité similaire à une architecture de type client lourd (genre WPF) et ORM (genre Hibernate).

Dans le prochain article, je vous présenterai l’intégration de l’authentification et des autorisations entre Silverlight 3, .NET RIA Services et une application ASP.NET

.NET RIA Services

Ceux qui ont assisté à la formation en soirée sur Silverlight ont eu un avant gout de .NET RIA Services. Ce framework risque de grandement améliorer la productivité des développements d’applications RIA en .NET.

Quelles sont les réponses apportées par ce framework aux problèmes classiques d’applications RIA ?

- Je ne veux pas réécrire des classes de mon domaine (suivant le modèle Value Object)
- Je ne veux pas écrire le code technique de synchronisation des données entre les deux tiers pour de simples manipulations de données (CRUD)
- Je veux pas réécrire des classes Helper
- Je ne veux pas réécrire mes règles de validation décrites par annotations sur les classes de mon domaine
- Je ne veux pas réécrire mes requêtes LINQ
- Je veux pouvoir travailler simplement sur du CRUD ou des services
- Je veux pouvoir me baser sur le mécanisme d’authentification/autorisation défini sur le serveur

Je présenterai plus en détails ce framework dans le wiki ou dans un autre post et vous ferai part de mes premiers essais.

La preview est disponible sur le site de Microsoft. Cette version nécessite Silverlight 3 qui est en beta 1.

Tech Days 2009 (suite)

Ayant également eu le plaisir de participer aux Tech Days 2009, je vous présente quelques éléments en complément de ceux apportés par Jean-François :

Sync Services for ADO.NET

Tout d’abord une petite précision sur le vocabulaire employé, car la confusion peut vite gagner. Microsoft Sync Framework (MSF) est la plateforme Microsoft de synchronisation permettant la collaboration et le travail en mode déconnecté pour les applications, services et périphériques. Plusieurs fournisseurs de synchronisation (providers) permettent de manipuler ce framework :

  • Sync Services for ADO.NET : Permet la synchronisation de sources de données ADO.NET
  • Sync Services for File Systems : Permet la synchronisation de systèmes de fichiers et dossiers
  • Sync Services for SSE : Permet la synchronisation d’extensions comme RSS ou encore ATOM

La session à laquelle j’ai participé présentait exclusivement le fournisseur Sync Services for ADO.NET. Nous avons pu voir comment élaborer simplement une application permettant de travailler sur une base client en déconnecté à partir d’un laptop et d’un PDA. Au programme : synchronisation des bases, change tracking et résolution des conflits. Je dois bien avouer que l’API et les assistants de Visual Studio permettent d’effectuer toutes ces tâches très simplement !

Pour clore cette session, nous avons même eu droit à une démonstration de la même solution sur un PDA en Java, renforçant ainsi la volonté affichée de Microsoft en matière d’interopérabilité.

WPF et Silverlight 2

Nouveaux fleurons de Microsoft pour le développement d’interfaces utilisateurs riches, les technologies Windows Presentation Foundation (WPF) et Silverlight 2 ont eu, comme nous pouvions nous y attendre, la part belle au cours de ces trois jours.

Comme le disait Jean-François et malgré le discours officiel il semble bien que Microsoft souhaite voir WPF succéder aux Winforms. Aussi, la plupart  des démonstrations mettant en jeu une interface graphique ont été réalisées en WPF.

Côté mise eu œuvre, plusieurs sessions traitaient des bonnes pratiques pour la réalisation d’un projet avec ces technologies. De ce côté-là, rien de bien nouveau. Les préconisations sont d’utiliser des design patterns d’interface utilisateur tels que M-V-C, M-V-P et, celui qui est à priori le plus approprié : M-V-VM (Model-View-ViewModel). Ces modèles permettent entre autre de faciliter ce qui constitue la deuxième préconisation : faire des tests !

Donc vous l’aurez compris, l’objectif était surtout de convaincre les frileux et les indécis de franchir le cap du XAML.

C# et LINQ avancé (Geek inside)

Pour terminer, une session que j’ai particulièrement appréciée sur la programmation avancée avec C# et LINQ. Elle était animée par Mitsuru Furuta, une référence dans le monde Microsoft. Au programme : LINQ, generics, inférence de type et expression lambda. L’objectif était de mettre en œuvre efficacement ces concepts au travers de trois exemples utiles. Pour plus d’information, je vous renvoie à son blog où vous pourrez consulter deux de ces exemples :

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