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Scrum Day 2011

D’abord toutes les videos sont disponible ici : http://www.frenchsug.org/display/FRSUG/Scrum+Day+France%2C+31+mars+2011

Le jeudi 31 mars, j’étais au centre de conférence de Microsoft à Issy Moulineaux pour assister aux Scrum Day 2011.

La journée a commencée par un bilan des actions du French Scrum User Group et un retour intermédiaire de l’enquête nationale sur l’adoption de l’Agilité. On y apprend qu’il y a un réel engouement au sein des organisations et une satisfaction des utilisateurs mais il reste des problèmes : interaction avec des entités non agiles, choix du bon product owner ou encore mauvaise interprétation des données.

Keynote d’ouverture par Harvey Wheaton,  Studio General Manager de  Supermassive Games.
Ayant un peu d’expérience dans le domaine du jeu vidéo, la présentation m’a tout de suite accrochée. Comment Harvey Wheaton avait-il pu mettre en place les pratiques Agiles dans un cadre aussi complexe, hétéroclite et changeant que le jeu ?
Tout est une histoire d’humains et du développement d’un jeu qui est par nature très “organique” est donc bien adapté à l’agilité. Quand il travaillait chez Electronic Arts, il a découvert que ceux ci utilisaient des méthodes proches de Scrum sans même le savoir. Avec Supermassive Game, Il a décidé de sceller les principes et cette culture de l’agilité d’où le titre de sa présentation “Embedding a scrum culture”.
Le plan de création d’un jeu se base sur 3 périodes différentes : pré-production, production et finalisation. Scrum a été adapté pour être utilisé lors de la production du jeu : des sprints de 2 semaines, des équipes de toutes les disciplines (développeur, graphiste, game designer …), il n’y a pas un seul product owner car tout le monde apporte ses idées, il n’y a qu’un planning physique (grand mur de post-its) et enfin le jeu doit toujours fonctionner !
La plus grosse difficulté est de construire et maintenir le backlog. Avoir un backlog complet, de la bonne taille, avec la bonne priorité est très difficile.
Pour que l’Agilité fonctionne il faut définir une vision, une culture et s’y attacher plutôt que de se reposer sur des processus.

  • L’équipe.

Il n’y a pas d’individualité dans une équipe mais seulement l’Equipe. Il faut être flexible, être autonome et volontaire car il y a très peu de hiérarchie (studio executive, senior staff et enfin non senior staff). Les “scrum masters” émergent de l’équipe. Remarque intéressante, il ajoute qu’il y a très peu d’emails échangés au profit d’un dialogue direct et oral.

  • Des itérations rapides.

Faire en sorte que les erreurs arrivent rapidement quand le coût est faible. La qualité vient  du nombre d’itérations. Les images valent mieux que le texte.

  • Définir le “Done”

Il est difficile de déterminer qu’une tâche est finie dans le cadre d’un jeu video. Il préfère voir ça en terme de fidélité par rapport à l’ensemble des fonctionnalités imaginées. On part de l’étape de prototype pour atteindre l’alpha (pré-version de test du jeu finalisé). Utilisation d’un marqueur (vert ou rouge) de confiance sur l’avancement de chaque user story.

  • Ce n’est que du logiciel.

Utilisation de l’intégration continue et mise en place de sprint review. Il y a beaucoup de méthodes empiriques. Il faut savoir écouter et s’adapter. Il y a beaucoup d’expérimentation (Kanban par exemple).

En conclusion, pour Harvey Wheaton, les principes et la culture sont plus importants que des processus rigides et autoritaires.

Pour le reste de la journée, il a fallu faire des choix difficiles parce qu’il y avait toujours au moins 2 conférences intéressantes en parallèle (et certaines se sont retrouvées même trop vite complètes dû à une trop petite salle).

“Quand mon produit est un SI”, Christophe Addinquy, Vidal
J’ai ainsi décidé de suivre la conférence de Christophe Addinquy autour de l’agilité et le SI, “Quand mon produit est un SI”. Il compare d’ailleurs la réalisation d’un produit et la réalisation d’un SI respectivement à gravir une montagne avec différentes étapes et à un jeu d’échecs. La stratégie d’entreprise est sous l’influence du contexte, du positionnement, du marché, des opportunités et de la concurrence. Les marchés et les lignes métiers représentent différents chantiers. L’ensemble des chantiers possibles représente le backlog de l’entreprise. Ils sont alors filtré en fonction de la stratégie de l’entreprise. On arrive alors à une cartographie de l’entreprise et une roadmap. Pourquoi parler de chantier ? Tout simplement parce que le système d’information n’est jamais fini.
Il y a deux types d’approches dans un SI : l’approche progiciel qui va avoir tendance à créer des silos et l’approche urbanisée qui va  s’appuyer sur des sous-systèmes ou des progiciels. C’est les chantiers qui guident les choix techniques pas l’infrastructure. Les briques du SI sont construites au gré des projets en utilisant une approche opportuniste (Yagni, commencer petit, spike/prototype).
On construit sur une urbanisation émergente : pas de plan quinquennal, pas de silos ni de balkanisation. Les composants d’un chantier sont les migrations, les nouvelles fonctionnalités,  l’iso fonctionnalité, l’intégration avec l’existant ou encore la conduite du changement. Il n’y a pas de projets feuilles blanches : on ne peut ignorer l’existant dans un SI.
Un chantier c’est aussi des hommes il faut protéger l’équipe. Il faut préparer le terrain avant un nouveau projet pour qu’il y ait du contenu dans le backlog. Christophe nous parle aussi du besoin de bâtisseurs pour la progression dans la durée et de mercenaires pour les opérations coup de poing.
En conclusion, le développement d’un SI peut être agile en le découpant pour être agile, en ayant une vue globale et en mettant en avant l’équipe.

ScrumMasters, devenez le coach de votre équipe agile, Véronique Messager.
Cette présentation met en avant les personnes et leur interaction dans le succès des projets. Le Scrum master, en particulier, est le garant du cadre mais aussi un leveur d’obstacle et un facilitateur. Il est au service de l’équipe et travaille à sa protection. L’équipe agile ce sont des valeurs et des pratiques collaboratives. L’équipe s’engage sur les résultats, le Scrum master s’engage sur les moyens. En tant que coach, il accompagne une personne ou une équipe en particulier pour trouver les réponses à ses propres questions : quelles soient de natures opérationnelles ou comportementales. Sa matière première est la qualité des relations.
Pour être un bon Scrum master, il faut d’abord avoir une bonne connaissance et gestion de soi avant de s’atteler à la connaissance de l’autre et la gestion des relations. Il faut d’abord se concentrer sur le savoir être.
Les outils du coach sont la synchronisation, l’empathie, l’écoute active, le questionnement ou encore la reformulation. L’ensemble du travail du coach se base sur la confiance.

En étendant la vision, l’objectif est aussi de coacher l’ensemble de l’organisation.

En conclusion, pour être un bon Scrum Master, il faut savoir mettre de coté la technique, (se) faire confiance et surtout développer l’aspect relationnel ainsi que le savoir être (écouter, écouter, écouter).

Le product owner proxy, l’agilité au PMU, Bertrand Dour, AgileGenius.
Pour rappel, le Product Owner a pour rôle de créer la vision du produit ou encore de préparer le backlog du produit. Le PMU étant une organisation complexe et avec peu de communication entre les différents métiers, l’idée a été de créer un product owner proxy afin d’avoir un interlocuteur unique et une gestion des priorités consolidée. Celui-ci avait pour rôle d’être un interlocuteur unique, une gestion des priorités consolidées et une planification de release cohérente. Cependant deux inconvénients apparaissent :
- le manque d’expertise métier qui a été résolu par une implication forte, des échanges directs et la création d’un vocabulaire commun (user story unifiée).
- gestion des priorités entre trois départements : paris hippique, sportif, poker. L’astuce pour résoudre cette difficulté a été de donner des jetons de poker à la stratégie afin de permettre fédération et collaboration (tiens c’était peut être le moment de mettre en pratique le service design).
Il y a eu aussi création d’évènements pour faire des démos aux products owners des différents métiers et à toutes personnes intéressées ainsi que des ateliers de gestion du changement ou de création de user stories.

Bilan sur le product owner proxy.
Avantages : gestion du besoin consolidée, interlocuteur unique
Difficulté : connaissance métier, légitimité, complexité du processus.

Au final, Bertrand Dour conclu qu’il aurait été plus simple de changer la culture de l’entreprise en amont et éviter le classique schéma  “je fais du marketing, je ne m’occupe pas de la réalisation”. Il manque un élément de MOA en dehors du marketing pure.L’agilité a fait ses preuves mais il reste encore beaucoup de sceptique. Il y a une grosse difficulté d’exprimer le besoin quand il y a 3 clients / métiers. Il faudrait que les managers s’intéressent au fonctionnement et pas seulement  aux bénéfices. Il serait intéressant d’avoir des tests d’acceptance plus que des spécifications. Il y a encore un gros travail d’évangélisation à faire en particulier en trouvant des sponsors.

Agile 10 ans après, Laurent Bossavit, Institut agile, référent neutre et indépendant.
Laurent Bossavit commence par un historique de la réalisation de projet informatique en évoquant le sommet autour de la crise du logiciel dans les années 70.
Seulement deux questions ont été réglées : Est-ce que les langages de haut niveau sont efficaces ? est-ce que la programmation doit être online (sur la machine du développeur) ou offline (déporté sur un serveur) ?
Mais par exemple les questions suivantes sont toujours d’actualité : Est ce que la personne qui manage les programmeurs doit aussi être un programmeur ? Comment organiser la séquence d’activité dans un projet ?
Il évoque la théorie de la rupture : risque de disparition d’acteurs dominants pris de vitesse par les nouveaux entrants (Christensen 1997). Il prend l’exemple de la photo numérique et de Polaroid.
L’Agilité serait ainsi une technologie de rupture par rapport au Génie logiciel. Ce dernier privilégie le contrôle et la tracabilité (approche CMMI) alors que le premier privilégie la réactivité et l’exploitation du talent. Il compare ainsi le génie logiciel à la musique classique et l’agilité au jazz.
Dans le mouvement Agile, il insiste sur l’apport de différents éléments comme la psychologie.
Il faut aussi différentier pratique et vision. Enfin il y a aussi une expansion des préoccupations du mouvement Agile .
Conclusion de cette présentation par Laurent Bossavit, il faut :
- enterré les certifications
- proposer une vrai alternative au contrat au forfait
- mieux expliquer le contenu et évacuer l’image d’Épinal
- plus de recherche empirique et de formation
- concurrencer le génie logiciel.

Avis personnel : je ne comprends pas la définition du génie logiciel en tant que vision qui s’oppose à l’agilité mais la discussion est ouverte.

Ken Schwaber qui a définit les versions initiales du processus de développement Scrum avec Jeff Sutherland nous offre la keynote de clôture de ce ScrumDay 2011.

Il revient sur l’agilité et sa nécessité du à une concurrence de plus en plus globale, des clients de plus en plus exigeant et des produits de plus en plus complexe.
L’agilité est plus basée sur l’empirisme que sur des prédictions. Scrum est proche d’un développement type Waterfall mais en beaucoup plus court avec des équipes qui s’auto organise avec des compétences fonctionnelles diverses et très efficace. Scrum est un framework pour adresser des problèmes complexes et développer des produits à haute valeur.

Utiliser Scrum ne fait pas de vous quelqu’un d’agile (ou une organisation).
Il met en avant la mise en place de Scrum(But) lorsqu’une organisation commence à utiliser Scrum et qu’elle ne peut mettre en place l’ensemble des pratiques Scrum. . Il utilise le terme de ScrumBut pour définir une zone entre l’application de Scrum et un développement réellement Agile.

Cependant l’introduction de Scrum(But) a un impact sur l’entreprise :

  • le management empirique remplace la prédiction
  • la transparence est une valeur qui finit par remplacer la politique
  • l’autorité redescend dans l’organisation
  • plus d’attention et de choix difficiles sont nécessaires.

Ken Schwaber parle ensuite de l’élaboration de tout un modèle pour faciliter la mise en place de l’agilité au sein de l’organisation construit autour de Scrum. Il en profite pour faire un peu de publicité sur des formations ;)

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French SUG – deuxième soirée mensuelle

Le jeudi 18 Novembre a eu lieu la deuxième soirée du French SUG (Scrum User Group) de l’année. C’est la première pour moi, et j’avoue ne pas avoir été déçu. Je ne parlerai pas des locaux dans lesquels nous avons été reçus pour l’occasion (mais c’est plutôt superbe), mais plutôt des intervenants : Martin Sudmann de la société PriceMinister, Céline Srauder de CLT Services (déjà vue à l’Agile Tour 2010 à Paris) et Ludovic Galabru de la startup Scrumers.

Cette soirée a été l’occasion de partager des retours d’expérience sur la mise en place de l’agilité dans différents types d’entreprises. Mais avant cela une rapide présentation d’un nouvel outil pour promouvoir l’agilité : l’agenda agile (http://www.agenda-agile.org/), qui a pour but de présenter les différents évènements en France et en Europe autour de l’agilité.

Première présentation : Le rythme agile chez Price Minister (Martin Sudmann)

Trois outils ont été mis en place dans cette entreprise : Scrum, Kanban et des lab days. Au démarrage, c’est Scrum qui a été mis en place, avec des sprints de deux semaines pour la maintenance de leur site, avec des pratiques XP (TDD, Pair Programming…). Une définition du « Done » assez poussée : code couvert, code relu, refactoring effectué, démo faite au PO et tests d’intégration écrits. Un point notable : la présence d’un sprint spécifique dit « de livraison » (1 sprint sur 4) juste avant une release, dans le but de corriger les bugs pendant la phase de recette. Les problèmes de cette phase est que le sprint backlog est imprévisible : il s’agit des retours issus de la recette, et ce en plus des tâches à réaliser durant le sprint (et oui ils ne se tournaient pas les pouces en attendant les anos !) ; il est donc difficile pour l’équipe de s’engager sur un contenu. Plusieurs choses ont été tentées pour améliorer cela : baisse de la vélocité, création d’items de livraison, création d’items « fantômes » de correction d’anomalie … sans succès.

Dans un deuxième temps, pour pallier ce problème, il a été décidé de mettre en place une approche Kanban en lieu et place du sprint de livraison. Cette idée est venue à Martin en lisant le livre d’Henrik Kniberg : Kanban et Scrum – tirer le meilleur des deux (http://henrik-kniberg.developpez.com/mattias-skarin/livre/scrum-kanban/).

Pourquoi un tel choix ?

  • plein de taches courtes à livrer rapidement
  • pas d’engagement de périmètre
  • travail en cours limité pour plus de réactivité sur les anomalies
  • conceptions techniques (POC) en parallèle

Ici le kanban permet de suivre deux lignes : une pour les correction d’anomalies liées à la livraison, prioritaire sur la ligne de taches de fond, qui peut avancer lorsque l’équipe de recette ne livre pas de retour. Ce mode de fonctionnement permet de tirer le meilleur de l’équipe, qui de sprint en Kanban se retrouve fatiguée, vidée de son énergie.

C’est pourquoi dans un troisième temps, les « lab days » ont été mis en place. Que sont ces lab days ? Il s’agit de demi-journées où l’équipe choisit le sujet sur lequel elle travaille, et toujours en paire (ils sont 6 dans l’équipe) afin de souder l’équipe.  Ces demi-journées ont lieu à la fin de chaque sprint, pour rappel toutes les deux semaines, le vendredi après-midi (sprint fini le jeudi, sprint planning le vendredi matin). Les sujets tournent autour de TP, de l’auto-formation et des méthodologies. Petite remarque intéressante pour illustrer ces lab days : la présentation que nous fait Martin Sudmann ce soir là a été réalisé en collaboration avec toute son équipe durant un lab day !

Pour finir sa présentation, Martin nous parle d’autres pratiques mises en place chez Price Minister, tels que des groupes de travail transverses (task forces), pour lesquels un membre de chaque équipe de développement participe sur des sujets liés à l’environnement de développement ou à l’interface utilisateur du site, des sujets communs aux 4 équipes (Scrum) de développement du site. Il nous parle aussi de la communication inter-équipes, via des présentations, des workshops, des newsletters, ou encore des posters.

J’avoue avoir été très intéressé par cette démarche agile, pour plusieurs raisons :

  • je ne connaissais pas Kanban
  • je trouve ces lab days fabuleux (et en plus la hiérarchie approuve, car ils publient les résultats de leurs travaux, créant l’émulation dans et entre les équipes)
  • ça m’a rappelé qu’il fallait être agile dans la mise en place de l’agilité, de toujours adapter les pratiques de l’agilité en étant créatif et audacieux, afin de motiver les troupes et de créer un cadre de travail efficace et convivial !

Deuxième présentation : Scrum et XP dans les entreprises ‘Waterfall’ (Céline Stauder)

Ok, j’ai raccourci le titre, le vrai c’est « retour d’expérience sur l’implémentation de Scrum + XP dans plusieurs DSI de culture traditionnelle » … Soyons synthétiques donc : la présentation s’articule autour de cinq problématiques rencontrées chez un (ou plusieurs) client.

1 – La résistance au changement

Souvent les méthodes agiles sont mal comprises, pour remédier à cela, il faut expliquer, évangéliser et former les équipes de travail, ainsi que le management. Le changement de culture peut poser également problème, mais aussi un manque de prédictibilité apparent. Pour ces différents problèmes Céline a insisté sur l’accompagnement fort qu’il faut faire auprès des équipes pour mettre en place l’agilité dans les meilleurs conditions possibles, et ce de manière progressive (pas de changement brutal).

2 – Les parties prenantes au coeur de l’équipe

Souvent les équipes sont éparpillées et la MOA se détache des équipes de développement. Le but est donc d’impliquer la MOA, qui doit s’approprier la solution, la réalisation du produit. Céline nous rappellera plus tard qu’il est de bon ton qu’un membre de l’équipe métier vienne travailler directement au contact de l’équipe Scrum, membre qui devient alors PO délégué (attention il ne peut pas être le seul PO sans quoi il devient souvent trop indulgent avec l’équipe à son contact).

Il faut parfois recadrer les équipes métier, qui au lieu de venir avec une expression de besoin, arrivent avec un problème et une ébauche de solution technique. Il faut bien diviser les étapes : le métier développe une expression de besoin, l’équipe de réalisation conçoit une solution et la développe si elle répond correctement au métier.

3 – Scrum et le management : définition des rôles

Voyons comment ont été définis les rôles chez le client dont Céline nous parle :

- MOA : PO délégué, au sein de l’équipe Scrum

- Chef de projet technique : il voulait être Scrum Master, mais le lien hiérarchique avec l’équipe Scrum l’en a empêché, ce rôle a donc été exclu de la méthodologie (je parle du rôle, pas de la personne), du coup le SM a été joué par tous les membres de l’équipe (rotation à chaque sprint)

- Pour l’équipe, rien à faire elle était déjà constitué. On note juste que la notion d’engagement sur chaque sprint a due être inculquée.

4 – La transparence et le droit à l’erreur

Dans cette entreprise il y avait une forte culture du cloisonnement et de la culpabilité. Dans ce contexte hostile, difficile de faire quelque chose d’agile ! Plutôt que de partir dans la recherche des coupables quand une erreur est commise, Céline tente de développer une dynamique d’équipe qui a pour but de résoudre le problème en question. On accepte le droit à l’erreur, et on profite de celle-ci pour s’améliorer, par l’expérimentation.

5 – Rituels Scrum et développement itératif

L’environnement de l’entreprise n’est pas toujours adéquat à la mise en place de pratiques agiles. Il faut à tout prix pouvoir intégrer en continu et donner accès au métier à un environnement d’intégration stabilisé.

Quant aux rituels agiles, entre le planning, les daily, la revue, la rétro … ça fait beaucoup de réunions ! Afin d’expliquer tout cela il faut jouer la transparence et réaliser des compte-rendus de ces réunions, pour expliquer la démarche et montrer que des artefacts qui facilitent le travail sont issus de ces réunions.

Bilan

Si c’était à refaire, Céline mettrait en place une démarche Scrum et XP de manière très progressive, presque en douceur, en commençant par mettre en place le tableau Scrum, qui permet d’offrir de la visibilité, puis en mettant en place des métriques, sur les retours de bugs par exemple, qui permettrait de mettre en évidence les gains apportés par la mise en place de l’agilité (si c’est le cas bien entendu :) ) et ce afin de négocier le changement. Elle mettrait ensuite en place les daily meetings, car c’est simple et motivant, puis les rétrospéctives, même si cela prend du temps, car elles permettent l’amélioration continue des méthodes de l’équipe Scrum.

Troisième présentation : Scrumers (Ludovic Galabru)

Scrumers, c’est deux choses : une startup et un produit (http://scrumers.com/). Ludovic est donc membre (fondateur ?) de la société qui développe le site web, qui est en fait une application Scrum, au même titre que d’autres que je ne citerais pas pour ne pas faire de l’ombre à cette jolie application qui nous a été présenté à la fin, je vous invite donc à découvrir cette séduisante application (à vous d’y trouver votre compte).

Mais avant cela Ludovic nous a parlé de la mise en place de l’agilité dans une startup. Et oui car pour développer un produit relatif à Scrum, c’est mieux de le faire en Scrum, sinon c’est pas classe.

Le MVP

Ludovic nous présente donc le MVP : Minimum Viable Product (je ne vous ferai pas l’affront de traduire). Il s’agit de faire le minimum qui peut plaire aux clients, et ce afin de cibler un public targué de « early market ». C’est au moment où l’on arrive à ce MVP que l’on peut commencer à itérer et mettre en place Scrum. Mais pas avec un backlog produit, mais avec ce MVP, qui va évoluer et servir de référence pour les sprints.

Avoir du feedback

La revue de sprint, c’est la communauté qui l’a fait ; autant vous dire que l’indulgence n’est pas au rendez-vous, et Ludovic nous a parlé de ses angoisses lors de ses premières itérations (propres à tous les open sourceurs à mon avis).

Il existe des moyens de feedback plus implicites, telle la mise en place de Google Analytics pour surveiller le traffic sur son site et le corréler avec la satisfaction de ses utilisateurs. Pour le contenu des sprints, il met souvent en pratique ce qu’il nomme le A/B testing : il implémente deux solutions répondant à une problématique et laisse la communauté choisir la meilleure.

Quand on a du feedback négatif, il ne faut pas hésiter à « faire un pivot », ça veut dire faire demi tour (au cas où c’était pas clair).

Voilà pour la présentation de ce jeune développeur, je vous invite maintenant à aller voir son produit et pourquoi pas à lui donner du feedback !

Conclusion

Pour ma part, j’ai trouvé cette soirée enrichissante. L’intervention de Martin et sa mise en place de l’agilité m’a particulièrement intéressé, de voir comment on peut mixer Kanban et Scrum, et cette recherche permanente d’améliorer le process, sans s’en tenir à une seule pratique. Bref tout ça pour dire que Scrum c’est bien, mais que ce n’est pas la seule solution pour être agile, il faut avoir l’esprit ouvert et trouver les solutions adaptées à chacun !

J’espère que ce petit compte-rendu vous a motivé à vous rendre au prochain rendez-vous du SUG, sur le thème « Usages et Agilité », qui aura lieu chez Microsoft. RDV en Décembre !

Agile Grenoble : Objet Direct sponsor, exposant et speaker

La conférence AGILE GRENOBLE sera pour la 3ème année consécutive l’événement incontournable de la région Rhône-Alpes, pour tous les professionnels qui souhaitent savoir comment s’y prendre, découvrir, échanger, apprendre, expérimenter, tester, approfondir leurs connaissances, ou simplement discuter autour des méthodes agiles.
Parmi les temps forts de cette journée, dédiée à tout public souhaitant mieux connaître le monde de l’Agile :
une présentation d’Henri Darmet sur le thème « L’agilité : de la promesse à la réalité ! »

Venez rencontrer l’équipe Objet Direct dans l’espace exposants !

En savoir plus : http://www.objetdirect.com/html/actualite/agiletour.html
Inscriptions : http://agile-grenoble.org/

L’agilité : de la promesse à la réalité ! Présentation disponible

Objet Direct a sponsorisé l’étape parisienne de l’Agile Tour jeudi 28 octobre dernier. A cette occasion, Henri Darmet, Directeur Technique Objet Direct, a ouvert le bal des conférences avec une présentation sur le thème : « L’agilité : de la promesse à la réalité ! ».

La présentation est proposée au téléchargement ici.

Agile Tour 2010 : Objet Direct sponsor de l’étape parisienne le 28 octobre

L’Agile Tour est devenu en 2009 la première conférence sur l’Agile au monde, en réunissant plus de 2500 participants dans 18 villes dans le monde entier.
L’édition 2010, qui a démarré le 6 octobre à Calgary au Canada, affiche ses ambitions : Promouvoir massivement l’Agile, Partager les visions de l’Agile et les évolutions des pratiques agiles, Fédérer les acteurs de l’Agile, Soutenir et créer de nouvelles initiatives locales pour développer une culture de l’Agile en aidant les entreprises à adopter et à faire adopter ce savoir-faire.
Les 30 villes organisatrices présenteront des contenus sur les thèmes des méthodes agiles, Scrum, Crystal, Lean, le génie logiciel…

OBJET DIRECT sponsorisera l’étape parisienne de l’Agile Tour jeudi 28 octobre prochain (à la FIAP dans le 14ème, de 9h-18h) et assurera une présence dans l’espace d’exposition.
Parmi les temps forts de cette journée, dédiée à tout public souhaitant mieux connaître le monde de l’Agile :
une présentation d’Henri Darmet, Directeur Technique, qui ouvrira le bal à 9h30 sur le thème « L’agilité : de la promesse à la réalité ! ».

Evénement gratuit, sur réservations : http://agiletour.org/

JAOO/GOTOcon Aarhus 2010 – Retour global

JAOO

JAOO

Whooosh … ça décoiffe, au sortir de cette conférence j’ai l’impression d’être dans une de ces boules à neige (qui colle bien avec l’image qu’on se fait du Danemark qui plus est :-) ) : on vient de secouer plein de choses et il faut maintenant attendre que les flocons se posent. Dans ma tête… et surtout sur le marché : qui travaille avec Git chez son client ?
En effet la conférence (Java And Object Oriented) qui s’annonçait de développeur à développeur n’a pas (plus autant ?) les pieds sur terre, d’où son changement de nom en gotocon (je n’ai toujours pas compris ce nouveau nom d’ailleurs… faire fuir les développeurs ?), plus particulièrement au vu du contenu du premier jour de conférence où Java était… absent !

Par contre, sur le côté novateur (pour notre réalité bien sûr, pas pour Google, Twitter et cie)  de cette conférence, petite soeur du QCon, est très intéressant. On y retrouve tous les sujets les plus récents que l’on peut suivre sur twitter et la blogosphère. On change ici totalement de monde : on est dans l’univers des leaders de pensée, déconnectés de notre réalité quotidienne. Les sujets majeurs tournent autour des grands du web dont on peut/doit prendre des idées mais qui resteront difficilement vendables à court terme dans notre réalité.
Un point très appréciable néanmoins: malgré cette volonté de ne montrer que des sujets de pointe, on a quasi systématiquement un rappel assez complet de l’historique du sujet.

Pour ma part, le message que je retiendrai de cette conférence (que ce soit pour les sessions que j’ai pu suivre ou non) c’est que ces gens, en avance (où sommes nous en retard ?) sur leur temps se battent contre 2 mastodontes qui a leur sens entravent la productivité :

  • Les méthodologies lourdes dont certaines applications de Scrum notamment quand la méthode est mal utilisée voire incomprise (le backlog semble être dans la ligne de mire des prochaines évolutions de l’agilité)
  • Java qui n’a pas (réellement) évolué depuis 6 ans et qui peine à évoluer (cf. le plan « B »)

Des retours plus précis suivront ce billet d’introduction … à bientôt !

L’agilité : de la promesse à la réalité ! Présentation disponible

Objet Direct a exposé ses retours d’expérience sur la mise en oeuvre de projets agiles à l’occasion de deux séminaires animés par Henri Darmet le 17 juin à Lyon et le 22 juin à Paris : L’agilité, de la promesse à la réalité !

La présentation est proposée au téléchargement ici.

Agile France 2010

Agile France 2010

J’ai assisté ces derniers jours à la conférence Agile France 2010, 5ème édition de ce qui s’appelait « XP days » ces dernières années. Je vous livre ici mon ressenti sur ces deux jours de conférence que je considère comme un retour sur la situation de l’agilité en 2009. Pour situer un peu le contexte, j’y ai assisté en tant que Scrum Master/Développeur mais aussi dans une perspective future de coaching/accompagnement vers l’agilité.

La première chose marquante pour moi : sur plus de 60 présentations … à priori une seule a pour sujet principal Scrum et elle est annotée ‘Débutant’ ! Je me pose donc la question du pourquoi : est-ce que Scrum est déjà en cours d’abandon (les problèmes de certification lui ont certes causé du tort mais tout de même !) ? Devenu trop ‘mainstream’ pour qu’on ait encore des choses à dire dessus ? … Si vous avez des éléments de réponse, je suis preneur !

De même, les sessions sur la « vente » de l’agilité ont été plutôt rares (2 seulement) : l’agilité rentre dans les mœurs et il est devenu moins nécessaire de convaincre ?

En revanche le Lean s’est taillé la part du lion dans la catégorie ‘les bases des méthodologies’ pour une petite dizaine de présentations, associé à la bonne dizaine de sessions sur la transition de l’organisation vers l’agilité. C’est, il me semble, un point important à retenir : l’agilité commence à dépasser le cadre de l’équipe de développement pour s’installer dans les DSI en premier lieu et s’immisce doucement vers l’organisation de l’entreprise toute entière. Cela se fait principalement sur le constat suivant : les développements deviennent performants avec Scrum mais l’entreprise n’arrive pas à digérer cette performance, le lead time global peut difficilement changer si l’organisation n’est pas adaptée.

XP aussi est beaucoup ressorti, j’interpréterais cela de différentes façons : en premier lieu, la conférence s’est appelée XP Days pendant 4 ans, même si elle n’était pas exclusivement destinée à XP. Et puis c’est tout de même sur ces pratiques (plus que sur toute autre méthodologie … tiens, un élément de réponse :-) ) que les principes de l’agilité dans le monde du développement logiciel DOIVENT se reposer. L’accent a été mis sur les tests automatisés (10% des sessions) avec notamment le TDD qui commence à percer tout doucement. Et bien que ces pratiques soient globalement comprises elles restent toujours très peu mises en place.

Le dernier point que j’ai pu ressentir, certainement le plus important (pour moi étant donné mon profil mais aussi pour la réussite sur le long terme de projets de développement), c’est l’accent mis sur l’équipe, ses interactions et l’amélioration de la communication, le tout à la limite du développement personnel. Mais aussi un retour qui émerge : l’agilité à plein régime c’est exténuant et tout le monde ne supporte pas la transparence et le courage requis ! Le tout couronné d’une keynote d’Esther Derby sur l’alchimie équipe/management où comment se faire confiance réciproquement.

Ce fut une expérience instructive qui m’a permis de prendre un peu de recul et d’entrevoir de nombreux pans de l’agilité, et tout cela dans un environnement propice aux échanges dans un coin de verdure en bordure du bois de Vincennes. Un grand merci aux organisateurs !

Séminaires Agilité

Les méthodes agiles occupent une place de plus en plus importante dans la gestion des projets informatiques d’aujourd’hui. Tous les acteurs de l’entreprise sont sensibles aux promesses qu’elles apportent : meilleure écoute des gens du métier, meilleure implication des équipes de réalisation, meilleure visibilité des travaux en cours, meilleure qualité du résultat final. Ces promesses sont-elles tenues ?

Ces séminaires se proposent de vous faire découvrir concrètement les principales démarches agiles et dans quel cadre nous pouvons les utiliser efficacement. Objet Direct capitalise sur de nombreux retours d’expériences projets pour vous présenter les meilleures pratiques à mettre en œuvre. Nous aborderons dans ce séminaire les difficultés rencontrées et des solutions pour les surmonter. Nous vous ferons part des principaux gains que l’agilité a apportés.

Rendez-vous en juin, le 17  à Lyon et le 22 à Paris de 9h à 11h avec un accueil petit déjeuner pour bien débuter. Séminaires gratuits dans la limite des places disponibles. Plus d’infos et inscription en ligne.

Kanban et Scrum – tirer le meilleur des deux

InfoQ nous offre le téléchargement gratuit de la toute récente traduction française du dernier livre de Henrik Kniberg & Mattias Skarin : « Kanban et Scrum – tirer le meilleur des deux » .

La traduction est l’œuvre de Claude Aubry, Frédéric Faure, Antoine Vernois & Fabrice Aimetti tous spécialistes et promoteurs des méthodes agiles.

Profitez-en, c’est un « must-read » !

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