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Développement d’applications sur Windows Phone 7

L’année dernière, pendant mon année d’alternance, j’ai travaillé sur la plateforme Windows Phone 7. Je vais essayer de partager avec vous mon expérience sur cette plateforme mobile qui reste un peu méconnue du grand public, tout en essayant d’avoir un esprit critique sur le sujet.

Dès mon arrivée en septembre 2010, j ‘ai eu la chance  de manipuler des terminaux qui n’étaient pas encore commercialisés (date officielle de sortie : le 21 octobre 2010). Voici les réactions immédiates qui me sont venues concernant le hardware. Côté design rien d’impressionnant,   les téléphones sont assez sobres mais ce qui m’a surpris ce sont les performances : une rapidité d’exécution pouvant faire pâlir certains de ses concurrents et des écrans de très bonne qualité. La gamme des téléphones est assez homogène (caractéristiques techniques moyennes : processeur 1Ghz, 512MB de RAM, capacité entre 8 et 16Go, écran 800×480pixels, APN 5mégapixels avec Flash).

Au niveau de l’OS, le premier démarrage donne vite un brin de déception : on trouve un premier bureau avec les applications épinglées (grosses icônes carrées) et un autre avec « une grosse liste horizontale de toutes les applications », autant dire qu’il ne faut pas avoir peur de slider lorsqu’on a une grosse liste d’applications… On retrouve donc une interface Metro assez basique et on se rend vite compte que, mis à part la couleur des icônes et l’épinglage d’applications, rien n’est modifiable. En ce qui concerne les applications natives, on retrouve les classiques  (« Téléphone», « Contacts », « Photos », « Musiques + Vidéos », « Internet Explorer 8 » et « Jeux » qui correspond au Xbox Live),  la suite Microsoft Office Mobile et le moteur de recherche Bing accessible à tout moment (grâce à la touche recherche). Enfin, on a le Windows Phone MarketPlace, sur lequel, j’ai pu me rendre compte tout au long de l’année, qu’on retrouve petit à petit les grands classiques des autres markets (pour n’en citer aucun).

Maintenant, que le tour de l’utilisateur lambda est fait, passons à la partie un peu plus technique.

Le développement d’application WP7 repose sur une version de Silverlight « adaptée ». En plus du framework traditionnel, on trouvera toutes les APIS spécifiques aux SmartPhones : accéléromètre,  géolocalisation, caméra, tâches : téléphoner, envoyer un message, lancer le marketplace, et d’autres encore. On trouve aussi les 2 modes de navigation propres aux applications WP7 que sont le panorama et le pivot ; dans le cadre de mon projet l’accent était mis sur l’utilisation du panorama pour garder l’authenticité de WP7 et ne pas essayer de copier la navigation par onglets des autres plateformes mobiles. Toutefois, on observe une certaine amputation au niveau des composants classiques qui composent Silverlight et celle-ci s’avère vite handicapante.

Qui dit Silverlight, dit pattern MVVM (Model View ViewModel)… Ces deux notions étaient pour moi totalement inconnues et mes premiers pas furent hésitants, mais une fois les grands principes compris, on devient très vite adepte du concept.  Pour faire simple, et sans rentrer dans les détails voici un petit schéma  qui explique le pattern:

MVVM est basé sur le principe de « Databinding » qui permet de synchroniser une propriété du ViewModel avec une propriété d’un composant graphique de la View (y compris les événements : click, changement de sélection,…).  Cette technique devient très vite appréciable : code minimal, rafraichissement  automatique  dans les 2 sens entre la View et ViewModel.

De plus, du fait de sa faible dépendance entre les interfaces graphiques et le code métier, MVVM facilite les tests de code et la séparation des taches des développeurs et des designers. J’en profite pour faire un petit point sur les outils mis à disposition. Tout d’abord, on trouve l’incontournable IDE pour les technologies Microsoft, Visual Studio auquel est associé le Windows Phone Developer Tools (SDKs + Emulateur). Pour moi, l’environnement s’est avéré être très complet : parmi les choses appréciables, on trouve un petit éditeur d’interfaces graphiques, le déploiement sur l’émulateur ou sur un device, un débuggeur pas à pas (dans les 2 cas de déploiement). Il est possible d’effectuer tout le développement dans Visual Studio, toutefois, dans le cadre d’un projet où un designer a un rôle à part entière à jouer, il peut utiliser l’outil Microsoft Expression Blend pour créer les interfaces graphiques sans se soucier du code métier qui tournera derrière. Pour ma part, je pense que Blend est un « jouet de luxe » et qu’on peut rapidement s’en passer.

Voici un petite liste des concepts que j’ai pu utiliser et qu’il est judicieux d’évoquer :

  • L’ IsolatedStorage est un espace de stockage de données propres à chaque application et qui est abstrait du reste de système de fichiers et facile d’utilisation.
  • L’application possède plusieurs points d’entrées (launched ou actived) et de sorties (closed et deactivated) dans lequel on peut faire des traitements différents selon que l’utilisateur ferme ou mette en background l’application. On trouve aussi  une méthode Application_UnhandledException qui permet d’effectuer des actions importantes (sauvegarde du contexte par exemple) avant que l’application se ferme dans le cas d’une exception non traitée (donc crash) et cela s’avère très utile.
  • Dans l’attente de la gestion du multitâches, le développeur doit gérer la sauvegarde du contexte de l’application lors de sa « mise en background » et le rétablissement de ce contexte lors de la réactivation de l’application. Ce procédé appelé le tomstoning est assez fastidieux puisqu’il faut sauvegarder unitairement toutes les données nécessaires, mais il est toutefois inévitable dès lors que l’application possède des données persistantes. Dans le cadre de mon projet, c’était un point essentiel à respecter et une grande partie des tests y était consacrée.

Avec tout cela, on peut donc réaliser des applications avec des interfaces graphiques très riches sans produire beaucoup de code car le pattern MVVM très puissant quand on a compris les bonnes pratiques. J’ai pu aussi m’appuyer sur un MSDN très complet et plutôt bien présenté.

Pour moi, le principal aspect négatif est que le framework manque parfois de composants graphiques ou de propriétés dans les composants existants. Cela a entraîné que j’ai vite eu le besoin de créer des composants « custom ». Un des autres faits est que la plateforme manque encore de contributeurs. J’ai été confronté à quelques problèmes techniques qui n’ont pas trouvé de réponse sur les forums appropriés.  Enfin, j’ai pu constater qu’on obtenait vite de mauvaises performances  si l’application est mal architecturée ou si on ne se soucie pas de décharger un maximum le thread principal.

Après une  expérience de 3 mois sur un projet WPF et un peu de recul, le MVVM que j’ai pratiqué sur WP7 n’était pas optimal (trop de code behind). Il s’avère que, à l’heure actuelle, le framework Silverlight pour WP7 n’est pas complet pour pratiquer un bon MVVM et que si l’on souhaite mettre en place une vraie architecture MVVM, il faut utiliser l’outil MVVM Light Toolkit et complexifier un peu son code.

En conclusion, et pour donner un avis tout à fait personnel, le développement d’applications sur Windows Phone 7 s’appuie sur de bonnes bases (Silverlight pour des interfaces interactives riches, MVVM pattern, environnement de développement complet et pratique),  mais laisse rapidement transparaitre une grosse lacune : le framework WP7 n’est pas assez riche par rapport à ces aînés (Silverlight et .NET). Beaucoup de personnes pourront vite être repoussé par l’étiquette Microsoft, mais pour moi, le développement d’applications sur WP7 est aussi intéressant que le développement sous Android (pour avoir pratiquer les 2). Microsoft doit toutefois, selon moi,  enrichir son framework et l’interface de son OS car elle présente un excès de sobriété.

Nouvelles versions

  • Actuellement, on trouve la version de l’OS 7.5 « Mango » : Multitâches complet, IE9, copier-coller, … et la version 7.1 du SDK Windows Phone.
  • A venir, l’OS nom de code « Tango » (date inconnue) avec certainement un nouveau SDK.

Les liens utiles

Lancement du coding dojo sur Flex mobile

Dernièrement, Objet Direct a démarré une série de coding dojos sur le thème Flex et la mobilité.

Les objectifs :

  • prendre en main l’outillage
  • monter en compétence sur cette nouvelle technologie
  • évaluer les capacités de la plateforme
  • partager / apprendre collaborativement

Les conditions choisies :

  • une équipe de 4 personnes
  • un écran, un clavier, un vidéo projecteur
  • un objectif de séance partagé par tous

Rétrospective sur l’organisation :

  • Les plus de la soirée
    • Une application qui fonctionne ! C’est toujours bon pour le moral
    • Une bonne cohésion dans le groupe
    • Une bonne ambiance
  • Quelques améliorations à apporter
    • Définir un objectif en amont de la soirée afin de gagner en efficacité
    • Alterner plus fréquemment d’écrivain
    • Inciter l’écrivain à mieux décrire ce qu’il fait

Les prochains évènements :

  • Une deuxième soirée courant novembre
  • Une série d’articles techniques présentant les investigations menées
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Sortie de Flash builder et de Flex SDK 4.6 en version release candidate

Flash builder et Flex SDK 4.6

Après seulement six mois après la sortie de la version 4.5 qui intégrait des composants pour créer des applications mobiles sur les trois plateformes majeurs (Apple iOS, Google Android et BlackBerry OS), la nouvelle version du flash builder et du Flex SDK 4.6 (appelé Mega) est maintenant disponible depuis deux jours en version « release candidate ».

Celle-ci devrait être la candidate pour être la version finale.

Afin de pouvoir tester cette nouvelle version, il faut avoir accès aux « pre–releases » d’Adobe (voir les liens utiles). L’ayant téléchargé et installé ce matin, voici un retour sur cette nouvelle version (attention, il vous faudra tout d’abord désinstaller les précédentes versions de Flash Builder).

Nouveautés du SDK

Voici les nouveautés en sachant qu’Adobe s’est focalisé sur trois principaux objectifs.

Ajout de composants mobiles

Le premier d’entre eux est l’ajout de nouveaux composants ainsi que la mise à jour de composants Spark pour mobiles et tablettes. Voici les nouveaux composants ajoutés dans le SDK :

  • Le « SplitViewNavigator » qui permet de gérer la disposition de plusieurs vues et de pouvoir les adapter automatiquement  suivant l’orientation
SplitViewNavigator

SplitViewNavigator

  • Le « CallOutButton » qui peut contenir des vues, des composants ou seulement du texte et qui apparaît sur le contenu présent à l’écran
  • La « SpinnerList » qui est une adaptation de l’actuel composant liste possédant un nouvel aspect et qui fournit de nouvelles options comme le contenu circulaire ou le modèle de sélection basé sur la position
  • Le « DateSpinner » (ressemblant à la « SpinnerList ») qui est un composant très flexible (se basant sur les locales) et qui fournit plusieurs configurations pour s’adapter à la plupart des besoins relatifs aux dates/heures
DateSpinner

DateSpinner

  • Le « Text Enhancements » qui règle le problème du text-input sur toutes les plateformes. Cela permet aux développeurs de personnaliser les interactions utilisateurs comme le copier/coller, la vérification orthographique, …
  • Et enfin le « ToggleSwitch » qui est un bouton à deux états absent dans la version 4.5 de Flex mobile
ToggleSwitch

ToggleSwitch

Performances

Le second objectif est l’amélioration des performances. En effet, Adobe a toujours été focalisé sur les performances. Ils stipulent que dans cette version, des améliorations significatives au niveau de la réactivité des applications mobiles ont été faites. Si l’on suit leurs données, en passant à Flex 4.6 nous pouvons obtenir  un gain de performance de 50 %. Grâce à ceci, il est possible d’avoir des performances « quasiment natives » en plus de la personnalisation apporté par Flex.

Support multiplate-formes

Le troisième objectif  est la mise à jour pour le support multiplate-formes. Flex sera certifié sur les derniers systèmes d’exploitation mobiles comme Apple (IOS5) et la dernière mise à jour d’Android (la version 4.0 Ice Cream Sandwich) sortie le 19 octobre 2011 ce qui montre bien leur forte réactivité.

Nouveautés du Flash Builder

De plus Adobe en améliorant Flash Builder a apporté deux principales fonctionnalités qui vont nous permettre de développer de meilleures applications multiplate-formes pour mobiles.

Native Extensions

La première fonctionnalité se nomme « Native Extensions ». Celle-ci permet aux développeurs d’étendre les fonctionnalités du moteur d’exécution. Cette fonctionnalité déjà présente pour la version AIR pour TV est maintenant disponible pour les plate-formes mobiles et bureau. Ceci nous autorise à tirer parti des capacités spécifiques des plates-formes mobiles, comme par exemple le vibreur. Il est ainsi possible de développer de nouvelles librairies dans les langages natifs comme native C, Objective-C, ou Java puis de les appeler directement à partir d’un code ActionScript.

Captive Runtime

La seconde fonctionnalité est le « Captive Runtime ». Il offre une nouvelle manière de packager nos applications en permettant aux utilisateurs finaux de ne plus télécharger, d’installer ou de mettre à jour le moteur d’exécution Flash. Ainsi, tout ce dont l’utilisateur a besoin pour utiliser l’application (et ce sur n’importe quel plate-forme mobile) est directement intégré dans le package final de l’application.

Autres ajouts

En ajoutant le débogage d’applications avec l’émulateur natif Android, le support pour les projets mobiles de FlexUnit (via le wifi), un moniteur de réseau pour les projets mobiles (toujours via le wifi) et le support pour Eclipse 3.7 cette version apporte de grandes promesses pour le développement d’applications mobiles multi-plateformes, mais n’apporte quasiment aucun changement pour le développement d’application Flex non mobile.

Conclusion

Il reste à voir si ce que le papier offre, la réalité nous le fournira.
Affaire à suivre de très près.

Liens utiles

Voici quelques liens utiles afin d’aller un peu plus loin :

Lancement d’Ice Cream Sandwich, la nouvelle version d’Android

La nouvelle version du système d’exploitation Android, nommée Ice Cream Sandwich (version 4.0) a été annoncée par Google cette semaine à Hong Kong.

Cette nouvelle version de l’OS est destinée aux tablettes et aux téléphones. Pour rappel, la précédente version, Honeycomb (3.0), avait été réalisée spécifiquement pour les tablettes. Par conséquent les mobiles Android n’avaient pas vu leur OS évoluer depuis la sortie de Gingerbread (2.3), il y a presque un an. Ice Cream Sandwich va donc permettre de fusionner les deux branches (mobile et tablette) en un seul et même système.

En plus des fonctionnalités héritées d’Honeycomb (accélération 2D matérielle, framework 3D Renderscript, etc.), les mobiles en 4.0 vont profiter des nouveautés suivantes (entre autres) :

  • De nouvelles possibilités de communications entre appareils (WiFi Direct, NFC)
  • Des outils améliorés pour la reconnaissance vocale et l’accessibilité
  • Un outil permettant de suivre et analyser la consommation data des applications
  • Des performances globales améliorées, un nouveau “launcher” d’applications
  • Des applications mises à jour : navigateur web, appareil photo, galerie…
  • Une ergonomie globalement améliorée

Et côté framework, de nouvelles API et fonctions sont fournies :

  • Une API “sociale” pour le partage de contenu avec les contacts, et l’interaction avec les réseaux sociaux
  • Une API pour accéder à l’agenda. Les applications pourront par exemple créer des évènements dans le calendrier de l’utilisateur.
  • Un nouveau type de vue (TextureView) permettant de manipuler des flux d’images (vidéos, OpenGL, appareil photo…) de la même façon qu’avec des vues classiques. Cela va notamment être très pratique pour les animations.
  • Une API pour accéder aux services de reconnaissance vocale et au dictionnaire
  • Un nouveau type de layout permettant d’organiser les vues en grille (GridLayout), à la manière des tableaux en HTML.

Pour la liste complète : http://developer.android.com/sdk/android-4.0-highlights.html

Comme pour chaque nouvelle version, la compatibilité avec les anciennes applications est respectée. Cela veut dire que la plupart des applications existantes vont fonctionner sur Ice Cream Sandwich sans que les développeurs n’aient besoin d’intervenir dans leur code. Ils seront tout de même invités à faire évoluer leurs applications ou à en créer de nouvelles pour tirer parti des nouvelles fonctionnalités offertes.

Concernant la mise-à-jour des terminaux actuels, ce nouvel OS étant assez gourmand en RAM et en ressources graphiques, seuls les smartphones haut de gamme pourront être mis à jour. Les Google Nexus S et Samsung Galaxy S II en feront probablement partie. Google a également annoncé la sortie du nouveau smartphone de la marque, le Galaxy Nexus. Ce mobile high-tech conçu par Samsung sera équipé d’Ice Cream Sandwich dès sa sortie.

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HTML5 : quels enjeux pour la mobilité et le RIA ? – les slides !

Fin juin, Philippe Guédez et Julien Roche, 2 consultants Objet Direct, en collaboration avec Ludovic Garnier de SpeedInfo ont animé un séminaire technique traitant de HTML5 : quels enjeux pour la mobilité et le RIA ?

Les nombreux présents à Grenoble, Lyon et Paris ont adoré ;-)

Pour eux et pour ceux qui n’ont pu être là, voici les slides présentés :

N’hésitez à nous contacter si vous avez besoin de précisions.

Apple WWDC 2011 : la Keynote !

San Francisco, lundi 6 juin 2011, il est 19h heure française. La musique s’éteint, la salle s’assombrit et c’est sous une standing-ovation que Steve Jobs ouvre le bal de la WWDC 2011 avec la traditionnelle Keynote.
La WWDC, c’est 5200 tickets vendus en moins de 2h, 120 sessions, 100 ateliers pratiques (labs) et plus de 1000 ingénieurs Apple.

Cette année, la présentation était consacrée à 3 sujets:
- Mac OSX Lion, successeur du fidèle Snow Leopard
- iOS 5 : le nouvel OS mobile de la firme pour les iBidules : iPhones, iPads, iPods
- iCloud : le cloud made in Apple, amazing…

Nous allons nous concentrer sur les deux sujets les plus brûlants, à savoir iOS 5 et le iCloud. Non pas que OSX Lion n’en vaille pas la peine, mais plutôt parce que iOS est de plus en plus omniprésent et qu’Apple va apporter un grand bol d’air frais avec sa solution de cloud computing grand public.


iOS 5

Commençons par l’OS mobile de Cupertino. iOS 5, c’est 1500 APIs et 200 nouvelles fonctions. Intéressons-nous aux nouveautés qui ont été présentées.

- les notifications ont été revues
Apple a voulu éliminer 2 défauts de la gestion actuelle des notifications sur iOS : la non persistance et les interruptions à répétitions pour l’utilisateur à chaque nouvelle réception. J’ai donc nommé : Notification Center, un endroit où se trouve toutes les notifs, et qui apparait comme sous Android, en glissant depuis le haut de l’écran. Le fonctionnement est le même que sur Android.
Finis les alertes au milieu de l’écran, une petite fenêtre apparait en haut de l’écran sous la forme d’un toast qui disparaitra de lui-même.
Autre bon point : les notifications apparaissent désormais listées sur l’écran verrouillé. Il était temps!

- NewsStand
Un endroit qui rassemble les publications sur abonnement. Il s’agit d’une sorte d’AppStore de magazines sur abonnement, avec une application dédiée et des téléchargements automatiques en fond de tâche.

- Intégration de twitter
Twitter est intégré à iOS, ce qui évite de se connecter dans chaque application.
Il est intégré dans toutes les applications Apple. On peut par exemple « twitter » une photo en deux taps, avec sa position.

- Safari
La nouveauté principale pour Safari est l’apparition de la longtemps attendue navigation par onglets pour l’iPad.
Safari intègre désormais son propre système permettant de se constituer une liste de pages à lire plus tard et de les classer, à la manière d’un Read It Later, le tout branché sur le iCloud, vous comprendrez pourquoi plus tard…

- Reminders
Un gestionnaire de tâche assez simple mais qui faisait défaut dans les versions précédentes et qui permet notamment de fixer un rappel lorsqu’on arrive à un endroit ou qu’on en part.

- Photos
Il est désormais possible de prendre une photo depuis l’écran verrouillé. On peut prendre une photo avec les boutons de volume. La gestion de l’exposition et le zoom, ont été revus : on peut sélectionner la zone sur laquelle l’appareil doit se baser et zoomer en écartant les doigts. On peut également éditer ses photos depuis l’iPhone avant de les envoyer.

- iMessage
iMessage, qui permet de s’envoyer des messages, photos, vidéos, contacts, etc. entre les iPad, iPhone,… C’est une sorte de Blackberry Messenger made in Apple.

iOS 5 est prévu pour l’automne. Apple annonce une compatibilité à partir de l’iPhone 3GS, c’est plutôt une bonne nouvelle.


Au niveau des APIs, on notera les ajouts majeurs suivants:
– Automatic reference counting : une gestion de la mémoire injectée lors de la compilation afin de simplifier le travail du développeur. Jusqu’à présent, il fallait gérer la mémoire à la main sur iOS. Apple apporte ici un compromis intéressant entre le garbage collecting (c.f. Java) à mon sens peu adapté à l’embarqué et la gestion manuelle de la mémoire. Reste à voir les résultats obtenus avec ce nouvel outil…
– Storyboards : auparavant, on utilisait un fichier XIB pour chaque viewController, maintenant, on peut regrouper tout le flow d’écrans d’une application ainsi que les transitions au même endroit. Pourquoi pas…
– NewsStand Framework : pour créer son propre magazine sous la forme d’une application iOS. Le fonctionnement a l’air relativement simple et le résultat séduisant. Il suffit de tourner la page d’un livre pour comprendre la qualité d’animation mise en oeuvre. On peut même ne soulever qu’un coin de page pour se référer à celle de derrière, comme si on feuilletait un ouvrage papier.
– AirPlay : pour présenter du contenu (web, multimedia) depuis son iDevice vers une AppleTV
– GLKit : pour faciliter le développement en OpenGL ES 2.0
– CoreImage : pour la manipulation avancée d’images et de videos accélérée matériellement. On y trouve de nombreux filtres, dont un détecteur de visages
– Twitter : et oui, Twitter est maintenant intégré à l’OS. L’utilisateur pourra contrôler quelle application peut accéder à Twitter depuis les préférences de l’appareil. Ce framework s’appuie sur une autre API: Accounts
– Accounts : framework qui gère le process de certaines authentifications SSO afin de simplifier le travail du développeur et d’améliorer la User Experience, notamment en fournissant une IHM intégrée, plus besoin, donc, de créer des écrans de login pour ces services.
– La customisation des contrôles graphiques arrive enfin, en fournissant un mécanisme semblable aux CSS. Ceci permet de simplifier la gestion des thèmes au sein d’une application, au plus grand bonheur des développeurs.
– iCloud Storage APIs : 2 APIs pour parler avec les nuages, ce qui offre de nombreuses possibilités. L’une d’elles permet de stocker des documents sur le compte iCloud de l’utilisateur, l’autre permet de partager des petits volumes de données entre plusieurs instances d’une application.

iCLOUD

iCloud, c’est LE nouveau mot à Cupertino. iCloud va envoyer vos données à tous vos périphériques, automatiquement, y compris les calendriers, les données des applications et même vos sauvegardes!
MobileMe, le service de synchro d’Apple vit donc ses derniers jours. Les abonnés actuels voient leur abonnement maintenu gratuitement jusqu’en juin 2012 afin d’amorcer la transition en douceur.

Les applications qui supportent le cloud sont les suivantes:
– l’AppStore : un téléchargement sur l’iPhone va déclencher un téléchargement sur vos autres appareils
– iBooks : même chose, vous achetez un livre sur l’iPhone, il va être automatiquement synchronisé sur votre iPad.
- Sauvegarde automatique des iPhone/iPad via le cloud en WiFi : préférences, photos, apps, iBooks…
– Documents : pour retrouver nos documents synchronisés sur tous nos devices. Une nouvelle version de iWorks devrait voir le jour.
– PhotoStream : PhotoStream permet de synchroniser automatiquement ses photos entre le Mac et les périphériques iOS. Les photos vont rester dans le Cloud pendant 30 jours, le temps de synchroniser tous les appareils.
– iTunes : si vous achetez un morceau de musique sur iTunes, celui-ci sera automatiquement copié sur vos autres appareils : Mac, iPad, iPhone, iPod.

La synchronisation est entièrement automatique et transparente pour l’utilisateur. Cela fonctionne sur 10 appareils maximum pour un même compte. Tout ceci est entièrement gratuit.

iCloud ne fonctionnera qu’à partir de iOS 5, il faudra donc encore patienter. Vous aurez droit à 5Go de stockage, sachant que les apps, photos, livres et musiques ne comptent pas dans ce volume. Il sera toutefois possible d’acheter de l’espace « iCloud » pour les plus gourmands.


One More Thing!
iTunes Match : pour profiter du cloud avec les musiques qu’on n’a pas achetées sur iTunes et synchroniser toute sa musique. Ce service est cependant payant: $25,99 par an.

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HTML5 : quels enjeux pour la mobilité et le RIA ?

3 nouveaux séminaires techniques organisés et animés par Objet Direct, en juin :
« HTML5 : quels enjeux pour la mobilité et le RIA ? ».

Etat des lieux du marché, retours d’expérience et démonstrations au cours de ces séminaires Objet Direct, avec le témoignage de Speedinfo : Venez découvrir les nouveaux usages et les perspectives ouvertes par les applications HTML5 mobiles.

=> le 16 juin à Grenoble, le 23 juin à Lyon, le 28 juin à Paris, 9h-11h (accueil petit déjeuner)
Evénements gratuits, sur réservation ferme.
En savoir plus et s’inscrire en ligne sur le site d’Objet Direct.

Adobe Flex SDK & Flash Builder disponibles en version 4.5

Adobe vient de rendre publique la dernière version de leur SDK Flex ainsi que leur IDE, à savoir Flash Builder, tous deux passant en 4.5.

Concernant le langage Flex, cette nouvelle mouture se concentre sur trois aspects:

  • La maturité de l’architecture Spark, en proposant des versions Spark d’anciens composants comme la Datagrid, l’Image ou les Validators, et en ajoutant des nouveaux tels que les Forms ou les Formatters;
  • Le développement sur plate-forme mobile, avec l’arrivée du runtime AIR 2.6 supportant officiellement Android, la version 2.7 est prévue courant Juin ajoutant iOS et Blackberry PlayBook (dispo en RC1);
  • L’amélioration du développement d’applications à grande échelle, avec de nombreuses optimisations et une interaction plus poussée avec Flash Catalyst CS 5.5.

On notera aussi le support de l’Open Source Media Framework en v1.0 (ajoutant notamment le video HTTP streaming), ainsi que le moteur de rendu open source du texte des composants Spark, le TLF, qui passe en v2.0 et des améliorations apportées au compilateur (consommation mémoire en baisse et vitesse en hausse, c’est rassurant ^^).

Au sujet de Flash Builder, au programme des nouveautés les plus intéressantes:

  • Le développement sur plate-forme mobile et multi-écran, avec support de Google Android;
  • Amélioration des fonctions d’aide à la programmation, avec l’ajout de nouveaux templates de génération de code à la volée, autocompletion des metadata etc.;
  • Meilleure interopérabilité entre FB et Catalyst, avec un workflow bidirectionnel;
  • L’ajout d’une version PHP intégrant le framework Zend 8.

D’ailleurs Serge Jespers, développeur évangéliste Adobe, en parle très bien dans cette petite video de présentation sur Adobe TV.

Côté tarif, parce que cette partie est souvent occultée, il faut compter 189€ HT pour une version standard (39€ la mise à jour depuis FB v4 et 79€ depuis FB 3), et 519€ HT pour la version Premium (39€ la mise à jour depuis FB v4 Premium et 229€ depuis FB v3 Pro).

Il existe déjà de nombreux tutoriels concernant Flex 4.5 et l’utilisation de Flash Builder 4.5/Catalyst CS 5.5. J’invite donc les intéressés à  se rendre sur le Flex Developer Center et Adobe TV afin d’en savoir plus.

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Smartphone : et l’informatique devint mobile ! Présentation disponible

Objet Direct a sponsorisé la 1ère conférence Mix-IT le 5 avril à Lyon. A cette occasion, Christian Demoustier, Directeur Technique d’Objet Direct Lyon, a animé une conférence sur le thème :
« Smartphone : et l’informatique devint mobile ! »

La présentation est proposée au téléchargement ici.

Retour sur le Mix-IT

Le Mix-IT est une conférence organisée par le Lyon JUG et le CARA (Club Agile Rhône-Alpes) qui a eu lieu le 5 avril à Lyon. Elle a regroupé 250 personnes pour assister à une vingtaine de conférences autour de Java et de l’agilité.Objet Direct était très présent sur l’évènement avec une participation en tant que principal sponsor, une présentation de la mobilité et une équipe de collaborateurs qui ont assistés aux différentes interventions.

Voici que nous avons retenu de cette journée :

« Smartphone : et l’informatique devint mobile… » est une intervention de Christian Demoustier, directeur technique de l’agence Objet Direct lyonnaise,  qui a permis de bien décrire l’écosystème du Smartphone aujourd’hui et les enjeux sur ce marché d’avenir.

« HTML5, la révolution maintenant » a présenté le futur de HTML, en mettant en lumière les nouveautés de la prochaine version du langage normalisé par le W3C. Les démonstrations ont permis de voir tout l’intérêt de cette nouvelle norme. Les nouvelles balises HTML, ainsi que les extensions des APIs JavaScript et CSS permettront de faire des applications web plus sophistiquées. Elles deviendront sans doute incontournables, y compris sur le développement pour Smartphone.

« Dev@Cloud, quand les informaticiens chassent les nuages »  a permis d’avoir un aperçu de ce qui se cachait  derrière le concept de Cloud Computing. Cela consiste à fournir entre autres du temps de CPU, du stockage et des services à la demande via un réseau informatique, l’approche aujourd’hui étant d’utiliser le web pour mettre ces ressources à disposition. Une fois encore, c’est une techno dont on devrait entendre parler dans les années à venir. La présentation a abordé les plateformes les plus connues (Amazon EC2, Google App Engine, Cloudbees…) et a ainsi donné de bonnes pistes pour démarrer sur le Cloud.

« Comment mettre sa suite de test au régime en 5 minutes par jour ». Une présentation accrocheuse qui a permis de détourer trois stratégies pour faire en sorte que le build de son application – tests compris – prenne moins de 5 minutes. Ainsi on pourra tricher en choisissant les solutions apparemment faciles (achat de serveurs plus puissants par exemple), faire le minimum d’effort en cherchant à utiliser des composants « in-memory » (base de données, serveur SMTP,…), ou encore attaquer le problème de manière plus courageuse en  mockant les parties les plus lentes des tests et en privilégiant les tests unitaires plutôt que les tests d’intégration

« Stewardship : soluble dans mon entreprise ». Une présentation pertinente pour savoir comment donner des responsabilités à un groupe de personnes pour mener à bien un projet.Cette approche est très intéressante et vous pourrez trouver plus d’éléments par ici.

« Du cerveau au code : « Agile »   ou le readme manquant » permettait d’appréhender le fonctionnement de notre réflexion, ses limites et en quoi les méthodes agiles permettent de « s’affranchir » de ses limites. Un petit exemple sympathique pour voir les limites de notre cerveau : http://www.youtube.com/watch?v=Ahg6qcgoay4 qui démontre l’intérêt de l’intégration continue : quand on se préoccupe du développement d’une fonctionnalité nous pouvons avoir du mal à en voir les  impacts sur les autres.

Le bilan de cette journée est extrêmement positif, nous avons pu balayer un ensemble de technologies et de méthodologies pertinentes dont nous entendrons forcément parler dans les prochaines années.L’organisation de la journée a été sans faille et elle fut vraiment très enrichissante pour nous tous.